1. Agriculture et lutte antiparasitaire
Le scénario d’application le plus important des phéromones en agriculture est la régulation du comportement des ravageurs. Perturber l'accouplement des ravageurs (par exemple, désorienter les insectes) en libérant des phéromones sexuelles (par exemple, « technologie de désorientation ») ou en utilisant des phéromones d'agrégation pour piéger les ravageurs cibles peut réduire considérablement l'utilisation de pesticides chimiques. L'UE a imposé une interdiction totale de certains pesticides à haut risque d'ici 2030, stimulant ainsi davantage la demande de solutions de lutte biologique. Selon les statistiques, le marché mondial des phéromones agricoles devrait croître à un taux annuel moyen de 12 %, dépassant 1,5 milliard de dollars d’ici 2025.
2. Surveillance médicale et sanitaire
La valeur des phéromones dans la recherche en physiologie et pathologie humaines est progressivement explorée. Par exemple, il a été démontré que les phéromones d'alarme de certains mammifères déclenchent des réponses immunitaires, et des dérivés associés sont à l'étude pour une utilisation dans la cicatrisation des plaies et les traitements anti--anti-infectieux. De plus, la technologie de détection des « phéromones humaines » basée sur les composés organiques volatils (COV) présents dans la sueur ou l'haleine est prometteuse en tant qu'outil de diagnostic non-invasif des maladies mentales (par exemple, l'anxiété) ou des troubles métaboliques (par exemple, le diabète).
3. Produits de consommation et services personnalisés
Dans le secteur de la consommation, les phéromones sont testées dans des produits tels que les parfums et les fragrances d'ambiance, avec des allégations de régulation de l'humeur ou d'amélioration de l'attrait social (bien que le débat scientifique demeure). Des applications plus pratiques émergent sur le marché des produits pour animaux de compagnie, comme l'utilisation de phéromones pour soulager l'anxiété chez les chats et les chiens. Les sociétés d'études de marché prédisent que le taux de croissance annuel de ces produits « chimiques émotionnels » dépassera 18 %.
